Produrable 2014, ou l’opportunité de faire le point sur la progression des entreprises vers leur RSE.

En cette période de turbulences économiques, un nombre croissant d’entreprises "persistent et signent" et démontrent que la RSE est une démarche de progrès, d’innovation, créatrice de valeur. C’est ce que nous pouvions entendre lors de la 7ème édition de PRODURABLE, en ce début d’avril 2014.


PRODURABLE 2014 « le R.O.I. de la RSE »

La 7ème édition de PRODURABLE s’est tenue les 1&2 avril à Paris,au Palais des Congrès .
Nous vivons une époque où turbulences climatiques et économiques créent un contexte favorable à la prise de conscience et à la quête du durable. Les entreprises recherchent l’avantage concurrentiel pour se développer sur leurs marchés. Valeur et valeurs se conjuguent dans la Responsabilité Sociale des Entreprises. Voilà ce qui fut au cœur des débats et réflexions au cours de ces deux jours.

R.O.I. de la RSE

Un sondage préalable à cet événement, réalisé par 240 professionnels de la RSE récapitule :
• Les enjeux de la RSE pour les entreprises sont sociaux (pour 93%), répondent à un souci d’amélioration de l’image, de la performance et de la conformité à la réglementation.
• Les parties prenantes soutenant la politique RSE sont les salariés (72%), les clients (66%) puis les actionnaires (46%) qui reconnaissent une meilleure prévention des risques.
• La RSE est un moyen de définir et structurer la stratégie de l’entreprise (81%).
• Les deux premières priorités citées sont la différenciation sur les marchés (37%) et l’encouragement à l’innovation (37%).
• Le premier frein des projets RSE réside dans le manque de visibilité du retour sur investissement des actions menées.

Les entreprises témoin (Solvay, Fleury Michon, Malakoff Médéric) déclarent :
• La RSE est un élément structurant,
• Mesure l’impact sur l’environnement,
• Le vrai ROI est à long terme : survie de la planète et des hommes qui y vivent.

Quelques bonnes pratiques :
• Au Japon, depuis les grandes catastrophes naturelles (1938) toute nouvelle implantation d’usine doit être précédée d’un calcul d’impact environnemental.
• Chaque produit, chaque projet est mesuré en valeur « Bilan Carbone » qu’on cherche à optimiser.
• RSE : capacité à faire le lien entre les grands enjeux planétaires et ceux de l’entreprise.
• C’est une démarche de management, difficile à mettre en œuvre avec la génération en place. S’y préparer par l’apprentissage, l’initialiser dans les Grandes Ecoles et l’Université.

Les entreprises ne sont pas « équisensibles » à ces questions. Les plus polluantes ont beaucoup plus d’intérêt que les autres à chercher une bonne image.

Comment évaluer et tester ce qui compte ?

La plupart des organisations ont encore une approche comptable. La valeur apportée à la Société doit aussi être évaluée en concertation avec les parties prenantes externes. Rechercher les enjeux communs et insuffler un bon état d’esprit en local. La crédibilité relève d’un bon dialogue auprès des parties prenantes suivi du respect des engagements dont les effets sont dûment mesurés.

Engager une politique d’achats responsables (exemples de Chèque-déjeuner ; La Poste, Canard Duchêne).

Préserver et restaurer les écosystèmes : certaines entreprises participent activement à des programmes de restauration des écosystèmes dégradés (Accor, Dumas…). Réduire son impact en investissant dans un programme de reforestation est un projet enthousiasmant pour les salariés.

Exemples de quelques projets

La Poste :
• Lettre verte : engagement d’acheminement sans avion.
• Utilité territoriale : projet Recy’GO pour profiter du maillage logistique des facteurs qui récupérent les papiers des PME à fin de recyclage.
• Fourniture de sacs postaux en fin de vie pour leur procurer une deuxième vie (confection d’articles textiles divers).

Coca Cola :
• Considère que la production de 3 milliards de bouteilles/canettes lui confère un rôle de réduction de son impact, co-investit avec un fabricant de bouteilles.

Armor.sas (cartouches de toner) :
• Recycle des cartouches à encre en d’autres cartouches et en accessoires de bureau.
Mac Donald
• Contractualise avec les collectivités pour réduire l’impact des emballages abandonnés pas ses clients
• Développe la promotion sociale et la VAE.

Fujitsu
• Chaque salarié doit prendre un engagement RSE à titre individuel.

Economie Sociale et Solidaire (ESS)

Une loi sur les ESS sera discutée au Parlement fin avril pour enfin reconnaître un secteur réalisant 10% du PIB. Quelques exemples :

Mouves et Groupe Vitamine T : le plus difficile en grandissant est de ne pas perdre ses valeurs. Pour cela :
• S’appuyer sur une gouvernance stricte et désintéressée,
• Sanctuariser l’aspect social par un pacte d’actionnaires et réinvestir dans le Social.

BNP :
• 50 personnes BNP spécialisées dans le domaine ESS sont réparties dans toute la France.
• Objectif : passer de 160 M€ en 2013 à 220 en 2016.

Ecodair : accueille des personnes en souffrance psychique et redonne une 2ème vie à des ordinateurs.
• Employer des personnes en grande difficulté
• Equiper en informatique des associations et des familles à faibles moyens.

Asheka : innovation sociale
• Mettre en relation entreprises- ESS- banques pour monter des projets communs
• Accompagner des ESS qui veulent changer d’échelle.

Novethic : centre de recherche à but non lucratif.
• Investissement Socialement Responsable
• Financement solidaire.
300 fonds existent déjà et la croissance du secteur est à 2 chiffres !

Silver Economie

En 2030 il y aura plus de seniors (>75 ans) que de juniors (<25 ans). Secteur en croissance (+300 000 emplois). Comment optimiser son développement ?
• Clarifier les principes de sa gouvernance : qui finance ? qui décide ? qui fait quoi ?
• Aider les aidants (formation)
• Informer et faire de la prévention.
• Financer les entreprises concernées
• Labelliser.

RSE = conduit à une économie collaborative

Quelques exemples de projets :

Fondaterra : catalyse les énergies sur un territoire pour co-construire des projets

Dassault Systèmes : utilise les réseaux sociaux pour connecter la chaîne de développement jusqu’au consommateur final.

Bureaux à partager : organise un meilleur partage des ressources et met en relation disponibilités et besoins de surfaces de bureaux.

Carrotmob : donne du sens à nos dépenses en déplaçant 100, 500, 1000 consommateurs chez ses clients-commerçants qui, en échange, font un geste pour la Planète.

Imagin’able : éco-concepteur définissant le cahier des charges à remettre à l’architecte pour tenir compte de tous les aspects impactant la construction.

En résumé :

De plus en plus d’entreprises sont sur le chemin de leur RSE. Certaines par obligation, mais beaucoup tout simplement par intérêt. La RSE est un investissement. Les plus motivés s’y engagent par conviction, y voient le moyen d’assurer une vie meilleure –voire tout simplement acceptable- pour les générations futures. En pratiquant elles goûtent à des bénéfices plus immédiats : plaisir des salariés, reconnaissance de la Société, succès auprès de leurs clients.
Cependant, le nombre de pratiquants est encore trop faible pour provoquer un effet d’entraînement pour les autres, les plus nombreux !
Comme toujours le changement nécessite d’être conduit, guidé par des principes, des règles qui permettent un travail productif, efficace tout en respectant les hommes.

La marche vers la RSE a commencé. Bientôt ceux qui l’auront entreprise seront loin devant les autres. Alors, emboîtez leur le pas avant qu’il ne soit trop tard !

P.-S.

Faisons le point ensemble et voyons comment votre organisation peut développer sa Responsabilité Sociale. MRCO est à votre disposition pour vous y aider.


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